Situations particulières
Punaises de lit : qui doit payer le traitement ?
La question du paiement arrive vite après la découverte. Le droit apporte une réponse de principe claire, avec des nuances. Voici ce que disent les textes et les organismes publics, au 13/10/2026.

Qui doit payer le traitement des punaises de lit dans un logement loué ?
En principe, le propriétaire bailleur : depuis la loi ELAN de 2018, l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 impose de remettre au locataire un logement décent « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ». Selon l’ANIL, le bailleur supporte les frais de détection et de désinfestation, sauf s’il prouve que l’infestation est due au locataire. En cas de désaccord, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation ou le juge. Ces informations sont générales, au 13/10/2026, et ne constituent pas un avis juridique.
Information générale, au 13/10/2026
Ce guide présente le droit applicable et les positions des organismes publics à la date indiquée. Il ne constitue pas un avis juridique personnalisé. Pour votre situation, contactez gratuitement l’ADIL des Bouches-du-Rhône, via le numéro national 0806 706 806 (prix d’un appel local). France Traitement Punaise de Lit Marseille est une entreprise de traitement : nous ne tranchons pas les litiges entre locataires et propriétaires.
Ce que dit la loi
Un logement décent, exempt de nuisibles et de parasites
L’article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 oblige le bailleur à remettre au locataire un logement décent. Depuis l’article 142 de la loi ELAN (loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018), ce logement doit être « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ». Les autres caractéristiques du logement décent (surface, équipements, sécurité) sont précisées par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 ; le critère des nuisibles figure, lui, directement dans la loi.
Le même article 6 impose aussi au bailleur de délivrer le logement en bon état d’usage, d’assurer au locataire une jouissance paisible et d’entretenir les locaux, en effectuant les réparations autres que locatives. Service-Public.fr résume : un logement décent n’est pas infesté par des animaux nuisibles ou des parasites.
Les obligations du locataire
L’article 7 de la même loi met à la charge du locataire l’entretien courant du logement, les menues réparations et les réparations locatives. Il le rend aussi responsable des dégradations survenues pendant le bail, sauf s’il prouve qu’elles ont une cause extérieure, comme la faute du bailleur ou l’intervention d’un tiers.
Entrée dans les lieux ou cours du bail : ce qui change
| Situation | Règle de principe | Source |
|---|---|---|
| Infestation présente à l’entrée dans les lieux | Le logement ne répond pas au critère de décence : le bailleur doit y remédier et supporter les frais. | Loi de 1989, art. 6 ; ANIL |
| Infestation apparue en cours de bail | Le bailleur supporte en principe les frais de détection et de désinfestation, sauf s’il prouve que la présence des punaises est due au locataire. | ANIL (parole d’expert) |
| Propriétaire occupant | Il fait traiter son logement et en supporte le coût. | — |
| Parties communes d’une copropriété | Le syndic administre l’immeuble et pourvoit à sa conservation et à son entretien ; l’organisation relève de la copropriété. | Loi de 1965, art. 18 |
En pratique, l’origine d’une infestation est souvent difficile à établir : un voyage, un meuble d’occasion, un logement voisin, une infestation déjà présente mais passée inaperçue. L’enquête de l’Anses indique d’ailleurs que, dans 16 % des cas, le domicile était déjà infesté à l’arrivée des nouveaux habitants. C’est pourquoi la preuve, et donc la conservation de traces écrites, compte beaucoup.
Le site public Stop Punaises, piloté par le ministère de la Transition écologique, insiste sur la rapidité : il indique que le propriétaire du logement doit payer la désinfestation, et recommande de l’informer dès les premiers signes et de choisir l’entreprise avec son accord.
Les démarches recommandées, dans l’ordre
- Informez votre propriétaire par écrit dès les premiers signes : courriel, puis lettre recommandée avec accusé de réception si nécessaire. Joignez la date de découverte, des photos, et le cas échéant le compte rendu d’un professionnel.
- Proposez une solution concrète : un devis détaillé, établi après évaluation, facilite la décision. Stop Punaises recommande que le choix de l’entreprise soit accepté par le bailleur.
- Prévenez le syndic si l’immeuble est en copropriété, surtout si d’autres logements peuvent être concernés. Voir punaises de lit en copropriété.
- Conservez tout : échanges, photos, factures, comptes rendus d’intervention.
Quoi qu’il arrive, n’attendez pas la fin d’un désaccord pour appliquer les gestes qui limitent la dispersion, décrits dans que faire après la découverte d’une punaise.
En cas de refus ou d’absence de réponse
L’article 20-1 de la loi de 1989 prévoit que le locataire peut demander au propriétaire la mise en conformité d’un logement qui ne répond pas aux critères de décence. À défaut d’accord, ou sans réponse dans un délai de deux mois, la commission départementale de conciliation peut être saisie pour rendre un avis ; cette saisine n’est pas obligatoire avant de saisir le juge. Le juge peut fixer la nature des travaux et leur délai, et, selon les cas, réduire le loyer ou en suspendre le paiement jusqu’à leur réalisation.
L’ANIL précise également que la CAF peut conserver l’allocation de logement en cas de constat de non-décence. Le site Stop Punaises évoque enfin la possibilité, pour le locataire, de faire traiter son logement en le notifiant au propriétaire, puis de demander le remboursement des frais. Ces voies supposent une situation documentée : demandez conseil à l’ADIL avant de vous engager.
Assurance habitation et aides
Assurance habitation : la prise en charge d’un traitement contre les punaises de lit dépend entièrement de votre contrat. Certains contrats ou options peuvent la prévoir, d’autres non. Relisez vos conditions générales et particulières, ou posez la question par écrit à votre assureur avant d’engager la dépense.
Aides : le site Stop Punaises indique que la CAF peut, dans certains cas, aider les allocataires ; renseignez-vous directement auprès d’elle. À Marseille, la Ville indique accompagner les particuliers, notamment par un prêt gratuit de matériel (appareils à vapeur et aspirateurs) via une convention avec une association ; les modalités sont présentées sur marseille.fr.
Logements particuliers
- Location meublée en résidence principale, bail mobilité : selon Service-Public.fr, l’obligation de décence s’applique aussi.
- Logement social : adressez-vous à votre bailleur social, par écrit.
- Hôtel, location de vacances : le régime est différent ; signalez le problème à l’exploitant et conservez des preuves.
Ce que nous pouvons faire, et ce que nous ne faisons pas
Nous vous envoyons par e-mail, après évaluation, un devis gratuit et détaillé, valable un mois, qui indique le prix complet, déplacement compris. Après chaque intervention, nous remettons un rapport d’expertise : niveau d’infestation constaté et consignes à suivre. Ces deux documents peuvent servir dans vos échanges avec un bailleur, un syndic ou un assureur. Les critères qui déterminent le montant sont expliqués sur notre page prix d’un traitement. En revanche, nous ne donnons pas d’avis sur la répartition des frais dans un cas précis : c’est le rôle de l’ADIL, d’un avocat ou, en cas de litige, du juge.
Pour obtenir un devis, commencez par décrire votre situation dans l’auto-évaluation en ligne.
